POSTHUMAN TECH.
Par Yann DORY

Montage :

Divers plans de radiographies se succèdent en fondu enchaîné, ils montrent des os et des composants électroniques entremêlés. Le dernier plan montre une radiographie d’un homme sur une moto, sa colonne vertébrale est parcourue de milliers de fils, un dispositif électronique se trouve à la base de son cerveau. L’effet de radiographie s’estompe progressivement. Le motard est dans un tunnel.

Séq1 : INT. Nuit : Un tunnel dans lequel il n’y a que peu de circulation :

Le motard roule à une vitesse prodigieuse, il a un fusil mitrailleur dans une main. Des voitures de police au look étrange le pourchassent. Après un bref coup d’œil dans son rétroviseur et à la structure du tunnel il tend son arme derrière lui et tire sans même regarder. Une balle atteint le conducteur de la deuxième voiture de police en pleine tête. Le véhicule part alors en tête à queue et la troisième voiture de police le percute. Le motard accélère encore, le compteur digitale affiche 380 km/h. La première voiture commence à  être vraiment distancée quand le policier à la place du passager ouvre le toit et commence à arroser le motard avec une arme d’un calibre outrancier. A chaque impact de balle sur les murs du tunnel se détache un énorme bloc de béton. Mais le motard slalome entre les balles et les débris avec une aisance époustouflante. On aperçoit désormais le bout du tunnel, le motard se retourne et sourit quand soudain son visage se crispe, un spasme l’oblige à ralentir.

Le motard :

Oh non, pas maintenant !

Un message d’erreur apparaît dans son champ de vision.

ATTENTION ! ! !
Vous utilisez une version illégale de Sense Enhancer 4.0 de Posthuman Technologies.
Ce programme va désormais s’interrompre !
Désirez-vous néanmoins acquérir une version licenciée ?

Le motard :

Putain de merde, OUI, OUI, vire-moi ce truc de là !

Le message d’alerte :

Veuillez désormais composez le numéro de votre carte bancaire ! Votre compte bancaire sera débité de 5699 unités.

Le motard :

Merde ! euh 7425 5621...210...3 non 4 !

Le message d’alerte :

Le programme se charge...

Une barre de chargement apparaît alors, celle-ci se bloque quelque secondes une fois arrivée à hauteur de 99%, le motard est au bord des larmes.

Le motard :

Dépêche-toi, putain !

Le message d’alerte :

Le programme est désormais installé et opérationnel. Voulez-vous lire le guide d’utilisation.

Le motard :

NON !

Une image apparaît devant ses yeux, des gens heureux courent sur une plage à côté d’un logo Posthuman Tech.

Le message :

Merci d’avoir choisi Posthuman Technologies, nous vous souhaitons une agréable journée!

Son champ de vision se libère enfin. Le motard sourit victorieusement le temps de se rendre compte qu’il est en train de faire une chute de 200 mètres aux milieux de très hauts immeubles futuristes. Il s’écrase sur le bitume au bout de quelques secondes interminables.

Banc-titre :

24 décembre 2164.
4h23

Des policiers sont désormais devant la sortie du tunnel, là ou la moto est passé à travers la barrière de sécurité. L’un d’eux se penche pour regarder mais se ravise presque immédiatement.

Le policier :

Wow merde, j’espère pour lui qu’il est mort !

Séq2 : INT Nuit, L’intérieur du corps du motard :

Des millions de petits robots microscopiques se déploient à l’intérieur du corps du motard tâchant de stopper les diverses hémorragies et d’éviter la septicémie(=infection généralisée n’est-ce pas un peu rapide ? ?).

Séq3 : EXT. Nuit, A côté du motard :

Des policiers se sont réuni autour de lui. L’un d’entre eux branche une prise reliée à un moniteur derrière son crâne. Sur le moniteur apparaît l’état médical complet du motard. Sur l’écran on peut voir une fenêtre disant :
« Nanorobots v6.0bétaversion (Do not distribute) Health Status Monitor : Computing datas ! Please wait ! »
Une barre d’état défile.

Policier1 :

Eh, il a Nanorobots 6 !

Policier2 :

Il est sorti ?

Policier1 :

Non c’est qu’une béta !

Pendant ce temps un autre policier fouille ce qui reste de la moto.

Policier1 :

Qu’est-ce qu’on recherche au juste ?

Policier2 :

Je sais pas, rien de précis il a attaqué un fourgon de Posthuman, et s’est barré avec la marchandise. C’est là qu’on est rentré dans le jeu.

Policier1 :

Eh ben quoi que ce fût, c’est plus là !

La barre d’état arrive à la fin. Un nouveau message apparaît :
« Nanorobots 6.0 a réussi à déterminé votre état de santé : Organes vitaux sauvés et opérationnels à 45%, Charpente osseuse détruite à 80%, Nombre de lésions en tout genres : 654. Nanorobots 6.0 a déconnecté les récepteurs nerveux responsables de la douleur. Voulez-vous réparer toutes ces lésions ? »
Le policier appuie sur « Oui » un nouveau message apparaît :
« Nanorobots 6.0 vous informe qu’il à d’ores et déjà entamé les réparations, celles-ci seront terminées dans : 8 mois, 7 jours, 15 heures, 16 minutes et 53 secondes approximativement. Un membre du service d’assistance de Posthuman Tech. a été contacté.
Merci d’avoir choisi Posthuman Technologies ! »

Policier1:

Posthuman...Remarque ça leur fait les pieds à ces cons.

Séq.4, INT. Nuit, Salle du conseil d’administration de Posthuman Tech. :

Le conseil d’administration est réuni en cellule de crise. Ils ont tous l’air profondément choqués.

Membre du conseil 1:

Co...comment ça ?

Le président :

Tous les prototypes ont disparu. Volés, les gardiens ont été attaqué au fusil d’assaut pendant le transfert.

Membre du conseil 2:

Oh mon dieu, le cours de l’action...

Le président :

Stable jusque là, rien n’a été rendu public...Seulement la police a du intervenir et...

Membre du conseil 3 :

Putain, on est tous mort ! Les prototypes ne marchent pas on voulait pas les sortir aussi tôt, mais le marketing avait déjà sorti les brochures pour les distributeurs et...

Le président :

Calmez-vous et dîtes moi quel est le problème.

Membre du conseil 3 :

Je sais pas, les cobayes réagissent bizarrement au nouveau chip ou peut-être à l’interface, si la presse sait ça on n’a plus qu’à aller retourner bosser dans le jeu vidéo.

Un bip strident retentit alors. Le membre affolé remonte alors sa manche. Sur sa montre un message d’alarme :

Attention taux d’adrénaline important. Voulez-vous augmentez la sécrétion d’endorphine ? Le membre appuie alors sur un bouton de sa montre puis se calme dans un grand soupir.

Le président :

Et comment se fait il que ce problème subsiste ?

Le membre apaisé :

Tout ce que je sais c’est que l’ingénierie est dessus, ils font tout ce qui est humainement possible.

INT. Jour : Les bureaux d’ingénierie, des cellules de travail sur plusieurs hectares :

Deux ingénieurs boivent un café à côté de l’imprimante commune.

Un ingénieur :

J’en reviens pas ça fait deux jours que l’imprimante crache des C.V.

L’autre ingénieur :

On est foutu.

Un ingénieur :

Ouais !

L’autre ingénieur :

Ouah, c’est bientôt dix heure qu’est-ce qu’on fait, on va déjeuner ?

Un ingénieur :

Non, je peux pas j’ai un entretien d’embauche à onze heure, en attendant je pense que je vais faire le plein de fournitures de bureau.

INT. Nuit : la salle du conseil d’administration :

Le président :

Excellent ! Il nous suffit donc désormais de récupérer les prototypes !

Le membre du conseil 3 :

Ouais, mais discret hein. Chut ! (rires)

Le président :

On n’a pas un service pour ce genre de choses.

Le membre du conseil 3 :

On n’a qu’a prendre n’importe quel connard et lui dire qu’il a une promotion.(rires)

Le président :

C’est une excellente idée !

Le membre du conseil arrête de rire.

Le membre du conseil 3 :

Euh...Oui, c’est à dire, vous savez...

Le président :

Allez, assez discuté, nous avons du pain sur la planche !

Le membre du conseil 3 s’approche de son voisin et lui murmure.

Le membre du conseil 3 :

Il est barré le vieux.

Séq5 EXT. Aube, à côté de ce qui reste du motard :

Les policiers sont sur le point de partir, quand arrive un homme en chemise blanche sans manches et cravate noire.

L’homme :

Bonjour, service de maintenance de Posthuman Tech.

Il exhibe une carte de travail.

Le policier :

Hein, ah ouais. Jean-Pierre !...

Jean-Pierre :

Il arrive quand le connard de Posthuman qu’on aille se pieuter ?

Le policier :

Demande-lui, moi je me tire !

X :

Euh, bonjour, X du service de maintenance de Posthuman Tech.

Jean-Pierre :

Eh ben c’est pas trop tôt. Votre client est là.

X :

Vous l’arrêtez ?

Jean-Pierre :

Si on arrive à le décoller de la chaussée, ouais !

X s’approche près du motard :

X :

Bon, (raclement de gorge) En accord avec l’article 865 du contrat qui vous lie à Posthuman Technologies, votre arrestation vous interdit désormais le port d’un implant. Un technicien... en l’occurrence moi, va désormais pratiquer l’extraction des composants A1 à C10.

X enlève le blouson du motard et sa chemise puis il pointe une espèce de petite télécommande vers lui et appuie sur un bouton, à ce moment-là, la peau recouvrant la colonne vertébrale du motard s’ouvre brusquement comme une trappe et l’implant est éjecté violemment. X récupère l’implant et le met dans une petite valise.

Jean-Pierre :

C’est dégueulasse, putain, et vous faîtes ça pour vivre... Bon, allez, quelqu’un va me chercher une spatule qu’on en finisse avec le monsieur !

Séq7 Int. Aube : Dans une petite boutique de Hardware :

Le gérant de la boutique est au téléphone.

Le gérant de la boutique :

Ouais, ils sont là...recouvert de plomb, aucun risque...non, non, non 15000 l’unité...Ouais c’est ça vous aviez oublié. Ouais bon allez je vous laisse, c’est ça à tout à l’heure.

Le gérant regarde un écran de télé, celui-ci indique qu’un événement sportif majeur va avoir lieu, à savoir une course de véhicules anti-G. Il sourit et va dans l’arrière boutique. Il déballe un petit carton dans lequel se trouvent les prototypes. Il en sort un. Il est vraiment très excité. Il se dépêche d’insérer le prototype dans une grande machine et enlève sa chemise révélant une multitude d’implants en tous genres longeant sa colonne jusqu'à la base de son crâne. Il tourne alors le dos à la machine et abaisse une sorte de harnais comparable à ceux se trouvant dans les montagnes russes. Il appuie sur un gros bouton rouge, à ce moment une trappe s’ouvre derrière son crâne et un bras articulé vient enlever violemment le processeur de son implant. Un autre bras vient alors se positionner avec le prototype et l’introduit d’un coup sec dans son crâne. La trappe se ferme et le harnais se relève, le gérant fais quelque pas puis tombe à genoux, devant son champ de vision apparaît un message :

Attention, vous n’êtes pas habilité à utiliser ce matériel...

Il saisit alors un boîtier électronique noir au look très artisanal et le branche dans un port situé sur sa nuque. A ce moment-là un nouveau message apparaît à côté d’une petite tête de mort:

SuperCrack 9.0 négocie un jeu de protocoles avec le nouveau système...

Cet écran disparaît et l’ancien réapparaît :

Votre implant à détecté une nouvelle version du processeur. Veuillez patienter pendant que le système se met à jour. Redémarrage du système !

Le gérant s’écroule littéralement sur le sol. Au bout d’un instant, un violent spasme l’agite, il prend une grande respiration et la bloque. Il soupire finalement et crache sur le sol. Soudain des bruits assourdissants envahissent la pièce, ces bruits ressemblent à des voix humaines indistinctes.

Séq.8 INT. Jour : Locaux du service de maintenance de Posthuman Tech :

X arrive en baillant et dépose la mallette dans une grande armoire métallique. Il rentre dans son bureau, (un vague cagibi de 3 mètres par 2) et se pose sur sa chaise. Il allume son ordinateur et lance une application qui simule un travail quelconque.

Une voix dans un haut-parleur :

X.  vous êtes convoqué dans la salle du conseil d’administration.

Il lève la tête vers le haut-parleur d’un air incrédule. Puis sourit et dit :

X. :

Nan...comme si...(rire)

Il pose les pieds sur son bureau et met les mains derrière la tête. La voix dans le haut parleur récidive à plein volume, il tombe de sa chaise.

La voix dans le haut-parleur :

X.  vous êtes convoqué dans la salle du conseil d’administration ! ! !

X .

Putain de merde !

Séq9 INT Jour : Devant l’ascenseur principal du bâtiment :

X.  arrive en courant et appuie sur le bouton, les portes s’ouvrent. Il pénètre dans la cabine il reprend son souffle et tend son doigt vers le bouton du dernier étage. Avant même qu’il n’est appuyé, une voix résonne dans la cabine.

La voix :

Qui êtes vous ? Vous n’avez pas accès à cet étage ! Allez vous en ! La sécurité a été prévenue ! ! !

Les portes s’ouvrent derrière elles se trouvent quatre personnes armées de fusils mitrailleurs.

Un garde :

Les main sur la tête ! Pas un geste ou on te plombe connard ! Ton badge...

X .

J’ai...

Le garde colle son fusil contre le crâne de X.

Un garde :

Ta gueule, ton badge j’ai dit !

X.

Oh tenez, tenez par pitié me tuez pas ! ! !

Il tend son badge.

Un garde :

Doucement ! ! !

X.

Aaah !

Des gens se sont attroupés dans le couloir. Le garde prend le badge et le regarde. La voix dans l’ascenseur résonne de nouveau.

La voix :

Qui est-ce sergent ? Et que veut-il ?

Le garde :

Sur ce badge il y’a marqué que cet un certain X. Oh mon dieu vous avez vu cette photo.

Il la montre aux autres gardes qui éclatent de rire aussitôt.

La voix :

Faites-lui un Scan rétinien !

X.  :

Non, non attendez !

Le deuxième garde le saisit au col tandis que le troisième lui colle un appareil devant les yeux, tout le monde tourne la tête et ferme les yeux alors qu’un éclair aveuglant envahit la pièce. X. hurle. Une fiche signalétique sort de l’appareil, le garde jette un rapide coup d’œil.

Le garde :

Ouais, O.K. c’est bien lui...

La voix :

Et que veut-il ?

X. :

On m’a convoqué dans la salle du conseil d’administration.

Le garde :

Est-ce que tu te fous de ma gueule ?

La voix :

Sergent, euh Sergent, autant pour moi, maintenant que je regarde, il aurait effectivement un rendez-vous, désolé de vous avoir déranger pour rien.

Le garde :

C’est rien, bon ben désolé monsieur hein, au plaisir.

X. :

Y’a pas de mal...

Il est totalement aveuglé il essaie de retourner dans la cage d’ascenseur mais se cogne violemment dans le montant de la porte. Il persévère et arrive finalement à rentrer. Tout le monde s’est massé devant les portes de l’ascenseur et le regarde bouche bée appuyer sur le bouton du dernier étage. Les portes se ferment et dans le fond de la cabine d’autres portes s’ouvrent donnant sur un ascenseur beaucoup plus luxueux, avec fauteuils en cuir, dorures, statues en marbre, liftier, majordome, grands miroirs, toilettes et même cheminée.

Le liftier :

Bonjour, Monsieur !

Le majordome :

Bonjour, Monsieur ! Puis-je vous servir quelque chose ?

X.:

Une aspirine vous avez ça ?

Séq.10 INT. Jour : La salle du conseil d’administration :

Tout les membres du conseil se tiennent debout les uns à côté des autres, ils portent tous des chapeaux ridicules et tiennent des coupes de champagne. Derrière eux se trouve une grande banderole ou l’on peut lire « Bravo pour votre promotion Y. »

Tous en chœur :

Félicitations !

X :

Excusez-moi, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre.

Le président :

C’est pourtant très simple mon cher Y. Vous êtes promu !

X. :

X.  !

Le président :

Pardon ?

X. :

Non rien. Vous voulez dire que je passe cadre au service de maintenance ?

Le président :

Bien mieux que ça !

Le membre du conseil 3, hilare s’adresse discrètement à son voisin pendant que le président et X. continue de parler ensemble.

Le membre du conseil 3 :

C’est tout ce que vous avez trouvé ?

Le voisin :

En si peu de temps, c’est déjà bien qu’on ait trouvé quelqu’un, et puis c’est toujours mieux qu’un ingénieur.

X :

Et ça consiste en quoi exactement...Responsable...redîtes moi ça ?

Le président :

Responsable en chef du service des opérations spéciales. Ca consiste en...euh...Ah mais ne vous encombrez pas l’esprit avec des détails, vous verrez bien assez tôt...Allez finissez votre verre.

Un petit homme arrive discrètement avec une petite pile de papiers.

Le petit homme :

Signez ici, là, là et là.

X.  signe sans même avoir le temps de regarder.

Tous les membres du conseil défile alors devant lui pour le féliciter.

Les membres les uns après les autres :

Félicitations ; bon travail ; On sait que vous ferez du bon boulot...

Le membre du conseil 3 approche de lui étonnamment sérieux, le toise du regard et éclate de rire.

Le membre du conseil 3 :

Putain on est dans la merde (rires qui se transforment en pleurs.)

X. :

Qu’est-ce qu’il dit ?

Le président :

Euh...rien il est un peu nerveux ces derniers temps...Vous avez fini votre verre ?

X :

Hein...ah...oui !

Le président :

Bien !...Sécurité !

Séq.11 INT. Jour : Le magasin de hardware :

Le gérant est assis derrière son comptoir, il a l’air migraineux. Dans sa tête résonne toujours ce qui ressemble à des voix indistinctes. Il regarde les quelques clients de la boutique. Sa vue est devenue perçante à l’extrême, aucun détail de la texture de leur peau ne lui échappe, les boutons, plaies et autres cicatrices prennent des dimensions repoussantes. Son ouïe lui fait entendre les bruits organiques les plus divers allant des bruits intestinaux jusqu’au son que fait le sang en circulant dans les veines. Un client s’approche de lui.

Le client :

Ecoutez, je ne comprend pas, ça va faire dix minutes que je cherche un connecteur FC-10, et rien ! Rendez moi service et allez voir s’il vous en reste en stock.

Le gérant :

Je suis désolé, monsieur, mais on est en rupture de stock pour les FC-10, maintenant si vous...

Le client :

Eh bien commandez en au lieu de...

Le gérant :

Excusez-moi mais il va falloir que je ferme la boutique un instant !

Le client :

Vous vous moquez de...

Le gérant :

Bon maintenant tu sors avant que je repeigne les murs avec tes viscères !

Le client quitte la boutique à reculons, à la fois outré et terrifié.

Le client :

Vous ne vous...

Le gérant :

Et merci de votre visite !

Les autres clients étonnés sortent eux aussi. Le gérant pousse un soupir de soulagement, mais ce soulagement n’est que de courte durée, en effet au bout d’un il est littéralement assailli par les voix, les idées s’enchaînent dans sa tête à une vitesse phénoménale. Il pousse alors un cri de désespoir et se dirige vers l’arrière boutique, il s’apprête à se servir à nouveau de l’imposante machine pour enlever le processeur quand soudain les voix reviennent encore plus puissantes que jamais.

Le gérant :

Oh, Seigneur !

Séq.12 INT. Jour : Le bureau des fournitures de Posthuman Tech :

Une préposée aux fournitures est assise derrière un comptoir elle parle avec quelqu’un, à ce moment-là X. entre dans la pièce.

La préposée :

Non, je vous assure, je ne peux pas vous donner ça, c’est le dernier, si je vous le donne on sera en rupture de stock !

La personne la regarde avec de grands yeux atterrés, il commence à dire quelque chose puis se ravise en réalisant que ça ne sert à rien de discuter. X. s’approche alors du comptoir.

X .:

Bonjour !

La préposée :

Qu’est-ce qu’ils ont tous aujourd’hui ? Oui, bonjour. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

X. :

Je suis le nouveau euh... (il regarde sa carte de visite.) Ah ouais ! responsable des opérations spéciales de la compagnie.

La préposée :

Et...

X. :

Et on m’a dit que je devais venir retirer du matériel ici.

La préposée :

Un instant !

Elle se dirige vers la réserve et au bout d’un instant elle en revient avec un grand carton rectangulaire.

X. :

Vous êtes sur que...

La préposée :

Que quoi ?

X. :

Non, rien je m’attendais plutôt à avoir une nouvelle chaise, vous savez comme celles des cadres, avec les repose bras et tout ça, c’est quoi ce truc au juste ?

Il ouvre le carton puis regarde la préposée d’un air dubitatif.

La préposée :

Ca c’est...attendez...(elle consulte une petite fiche.)...Un fusil à plasma RPG-7500, pour les recharges faudra me remplir un formulaire et me rapporter les cartouches en aluminium(l’alu ne tient pas en durete à la chaleur est-ce bien adapté pour des cartouches ? ?) vides.

X. :

Je vous demande pardon ?

La préposée :

Ah excusez-moi !

X.  reprend espoir.

La préposée :

Vous avez aussi droit à un nouveau mug personnalisé.

X. :

Mais pourquoi faire ?

La préposée :

Ce que vous voulez, moi personnellement je connais des gens qui mettent du café dedans.

X. :

Je parle de...de ce truc là, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire avec ça ?

La préposée :

Vous savez, je suis vraiment même pas assez payée pour faire semblant d’en avoir quelque chose à foutre

X. :

Je sais même pas comment on utilise ce truc !

Une voix résonne alors dans un haut parleur.

La voix :

X., vous êtes convié à un stage de découverte du maniement du RPG-7500 dans...5 minutes, bâtiment F.

X.  regarde le haut parleur puis la préposée.

X. :

O.K., filez moi le mug.

La préposée :

Il y’a un formulaire à remplir, vous l’aurez dans trois mois.

Séq.13 : EXT. Fin d’après-midi : Devant la porte arrière de la boutique de hardware :

Un homme arrive et appuie sur la sonnerie du visiophone. Au bout d’un instant le gérant lui répond :

Le gérant :

Entrez !

La porte se déverrouille.

Séq.14 : INT. Fin d’après-midi : L’arrière boutique :

L’arrière boutique est plongée dans l’obscurité. La faible lumière vient de plusieurs écrans d’ordinateurs.

L’homme :

Ca...ca va ?

Le gérant :

Jamais senti mieux.

L’homme :

Bien...bien ! Vous avez les nouveaux implants ?

Le gérant :

Oui.

L’homme :

Bien. Dîtes, vous faîtes quoi dans le noir, là ?

Le gérant :

Des trucs.

L’homme regarde sur la table devant le gérant.

L’homme :

Merde...c’est un...

Le gérant :

Bouclier électromagnétique.

L’homme :

Vous l’avez fabriqué vous même ?

Le gérant :

Si on veut.

L’homme :

Hin hin !...Bon, vous vexez pas mais je dois y’aller là, on avait dit 10 000, c’est ca ?

Le gérant :

Non.

L’homme :

On vous la fait pas, allez voilà 15 000...

Le gérant :

Non.

L’homme :

Putain, non ! Vous pouvez pas changer les prix quand ca vous arrange, on avait un deal...

Le gérant lève la tête et regarde l’homme

Le gérant :

C’est gratuit !

Séq.15 INT. Soir : Salle d’entraînement au maniement du RPG-7500 :

Une violente explosion résonne. X. regarde l’entraîneur, celui-ci a les yeux fermés et pousse un soupir.

X. :

Je suis vraiment désolé. C’est juste qu’il y’a un sacré recul avant même que sa tire et...

L’entraîneur lève la main pour le faire taire.

X :

Je...

L’entraîneur :

Chut !

X. :

Mais...

L’entraîneur :

Tu sors !

X.  quitte la salle alors que l’on découvre un gigantesque impact de RPG à tout juste un mètre de la tête de l’entraîneur.

Séq.16 : INT. Nuit : Le bureau de X. :

Sur l’écran de son ordinateur on peut lire :

Vous avez un message !

Il ouvre le message, c’est une vidéo. Dans cette vidéo le président et les membres du conseil lui parlent :

Le président :

Bonjour ! Alors comme ça nous avons entendu dire que vous êtes au top niveau ?

X. :

C’est à dire que...

Le président :

Bien ! C’est le bon esprit vous allez enfin découvrir vôtre première mission.

X. :

Bien !

Le président :

Hier soir un individu nous a dérobé une quinzaine de prototypes de la dernière évolution de notre implant. Ce ne serait pas si grave si ces prototypes étaient vraiment opérationnels, hélas...euh...ce n’est pas tout à fait le cas. Or nous devons passer à la phase de commercialisation la semaine prochaine, et sans les prototypes il nous est absolument impossible de procéder aux modifications nécessaires. C’est là que vous intervenez, votre mission est de réacquérir les prototypes le plus discrètement possible, toute fuite dans la presse mettrait un chaos sans précédent au sein de l’entreprise, et personne ne veut ça, n’est-ce pas ? Ah oui, l’individu en question était membre d’une organisations de malfaiteurs réputés pour leurs actions violentes. Vous devrez identifier leur commanditaire et le neutraliser...

X. :

Hein !

Le président :

(Pendant qu’il parle on parle on voit le gérant qui appelle le gang.)
...inutile de dire qu’il est probablement très dangereux lui aussi, c’est pour ça que nous vous avons fait suivre ce stage intensif de préparation aux armes, maintenant que vous êtes une véritable machine de guerre (on entend des rires dans le fond) Nous savons que vous allez tout mettre en œuvre pour aider votre entreprise, pour aider votre maison...

X. :

Mais allez vous faire...

Le président :

Nous sommes certains que vous nous ferez honneur. Maintenant le chef de notre département de recherche et développement va vous faire un petit topo sur le nouvel implant...Bonne chance, nous avons une confiance totale en vous.

A ce moment-là on entend un rire désespéré

Le membre du conseil 3 :

On est dans la mer...

Un homme passe rapidement devant la caméra.

L’homme :

Oui, juste une chose avant votre briefing, la journée d’entraînement vous sera comptée comme journée de maladie, nous n’avons pas de budget spécifique pour ce genre de choses.

Le message enchaîne avec une vidéo du chef du département recherche et développement :

R&D :

Bonjour ! Voici ce que vous avez besoin de savoir sur le prototype. Plus qu’une évolution de la version précédente le nouvel implant Posthuman Tech dispose de toutes nouvelles fonctionnalités telles que la possibilité grâce à une interface révolutionnaire de récupérer toutes les informations que vous désirez sur une vaste base de données en ligne. Ainsi la personne disposant de cet implant possède une science virtuellement illimitée dans n’importe quel domaine.

X. :

Pas la peine de me lire la brochure, connard, je vous dis que...

R&D :

L’implant dans sa nouvelle version vous permet également un plus grand confort de communication avec le réseau. La nouvelle architecture du processeur central permet également une bien meilleur gestion des applications Posthuman Tech telles que Nanorobots ou encore Sense Enhancer dont la version 5.1 est fournie avec l’implant dans l’offre de base. Autre nouveauté, l’implant se décline désormais en plusieurs versions : Une grand public, une pour les professionnels et enfin une pour les militaires. Les différences se situent dans les diverses bases de données accessibles en ligne. Les prototypes volés étaient destinés à un test militaire grandeur nature.

X. :

Ben voyons !

R&D :

Il est donc probable que les personnes ayant dérobé ces implants disposent d’informations assez pointues dans le domaine de l’armement.

X. :

T’as raison, rajoutes en.

R&D :

Enfin nous vous rappelons que les implants présentent un...un problème...(raclements de gorge) on ne peut pas vraiment vous en indiquer la nature ne la connaissant pas nous-mêmes, voici néanmoins une vidéo montrant les effets de cet implant sur un cobaye, ces images ne sont destinées qu’à vous, ne les diffusez pas.

Se lance alors une autre vidéo. Un homme derrière une vitre pare balles essayent désespérément de retirer son implant, il hurle des choses incohérentes puis finit par se précipiter tête la première contre la vitre, il tombe raide, à ce moment-là un scientifique arrive dans le champs de la caméra et fait signe de couper.

X :

Bordel de merde...

R&D :

...Voilà, c’est à peu près tout ce dont on dispose. Bonne chance !

X. :

O.K., m’attendez pas trop quand même !

A cet instant, deux gardiens de la sécurité pénètrent brusquement dans le bureau. X. tombe alors de sa chaise et se cache sous le bureau.

Le premier gardien :

Merde, il est ou ?

X.  sort alors sa carte professionnel.

X. :

Je m’appelle X., je vous jure que je bosse ici !

Le second gardien :

On sait, on vient juste pour vous escorter.

Le premier gardien :

Faut pas être nerveux comme ca !

X.  passe prudemment la tête, puis finit par sortir complètement de dessous le bureau.

X :

Comment ca m’escorter ?

Le second gardien :

Le dernier étage nous a demandé de s’assurer que vous meniez à bien votre mission.

Le premier gardien le toise du regard.

Le premier gardien :

Et maintenant je comprend mieux pourquoi.

X.  regarde les deux gardes puis commence à se diriger vers la porte.

X. :

Ouais...En fait c’est gentil de vous être déplacé mais je crois pas que je vais pouvoir faire ce que...

Le premier gardien lui barre alors la route et lui met son arme de service sur la tempe.

Le premier gardien :

Vous n’avez pas écouté !

Le second gardien :

Il n’a pas écouté.

Le premier gardien :

Nous sommes censé veiller à ce que vous meniez à bien votre mission...et ca sous entend plein de choses.

Le second gardien :

Alors on va ou ?

Une violente explosion retentit alors non loin de là.

X. :

Oh putain, je dirais...par là !

Seq17 : Int. Nuit, Le laboratoire d’armement de Posthuman Tech :

Le client que l’on a vu dans la boutique de hardware a fait exploser la large porte blindée du centre de recherches en armement de Posthuman Tech. Il se déplace avec une grande agilité, il tient une arme au look assez artisanal.

Le client :

Je le veux ! ! ! Je sais qu’il est là ! ! !

Au fond du laboratoire se trouve une très belle jeune femme en blouse blanche elle essaye de se cacher, sous une table alors que la sécurité arrive en courant. Le client tourne à peine la tête vers eux et leur envoie une rafale qui à elle seule fauche toute l’escouade.

Le client :

Trop vite...tout va trop vite ! Donnez-le moi !

Une autre escouade arrive par derrière.

Un gardien :

Plus un geste !

Le client se bouche alors les oreilles. Et leur tire dessus en poussant un cri de douleur.

Le client :

Ne me parlez pas ! ! !

La rafale fut(j’ai un doute sur l’emploi du passé simple dans un scénario !) moins précise cette fois-ci, un gardien survint pour lui mettre une balle dans le bras, ce qui n’affecte pas le client pour autant, au contraire, cela lui fait reprendre ses esprits, il abat le garde et pénètre dans le laboratoire. Il se dirige vers la jeune femme.

Le client :

Sors de là, salope !  Tu vois ce que ta compagnie de merde a fait de moi ?

La fille :

Co...comment ?

Le client se bouche alors les oreilles dans une grimace de douleur.

Le client :

Ferme ta gueule ! réfléchir me fait mal, tu comprends ça, pauvre pute ! Les idées s’enchaînent trop vite, je ne veux pas penser à tout ça ! ! !

Il tape violemment du poing sur la table pour ponctuer tout ce qu’il dit. A cet instant un projectile de RPG-7500 vient faire un énorme trou dans le mur du fond de la pièce, provoquant une sorte de dépressurisation ( l’immeuble est vraiment très haut et nous sommes presque au dernier étage.) X. et les deux gardes sont devant la porte du labo, X. a le RPG dans les mains. Le premier garde se retourne vers lui.

Le premier garde :

Putain, mais vous savez donc rien faire correctement vous !

Le client arrose alors copieusement l’entrée du labo, les trois hommes n’ont que le temps de sauter sur les côtés. X. essaye de recharger son RPG quand il se rend compte qu’une balle est logée dedans.

X. :

Oh merde ! Les gars, je crois qu’on a un problème.

Le deuxième garde :

Oh, quoi maintenant ?

X.  lui montre le RPG.

Le deuxième garde :

Oh super, et maintenant on fait quoi ?

X.  regarde sur le sol les petits débris déplacés par le vent. Il prend alors conscience de quelque chose, il fouille dans sa poche et en extrait la petite télécommande lui permettant de récupérer les implants des contrevenants.

X. :

O.K.

Il prend une grande respiration.

X. :

O.K.

Le premier garde :

O.K., quoi ?

X. :

Occupez-le !

Le premier garde :

Comment ? hé ! ! !

X. se lève et se met à courir dans le couloir.

Le premier garde :

J’aurai ta peau, petit enc...

A cet instant une balle traverse le mur juste à côté de la tête du premier garde. Celui ci se tait immédiatement réalisant qu’il vient de frôler la mort et rampe un peu plus loin de la porte.

Séq18 : EXT. Nuit : La façade du bâtiment de Posthuman Tech :

Une chaise passe à travers une fenêtre plusieurs étages au dessus du labo. X. passe alors la tête et regarde en bas pour repérer le trou dans le mur.

X. :

O.K., c’est bon (souffle) c’est bon (souffle)...

Il prend une grande respiration et pousse un grand cri de guerre quand un bout de papier vient lui voler dans la tête.

Pendant ce temps dans le labo :

Le client :

Dis-moi où il est, que j’en finisse une bonne fois pour toutes avec vous !

Les gardes envoient plusieurs rafales, mais le client ayant déterminé qu’il ne risquait rien ne bouge pas d’un pouce.

Pendant ce temps sur la façade de l’immeuble :

X. est accroché à une lance à incendie et descend en une sorte de rappel improvisé avec la télécommande dans la bouche. A l’horizon éclate un grand feu d’artifice très spectaculaire. Un gigantesque dirigeable passe dans le ciel sur celui-ci est fixé un grand écran de télévision sur lequel défile un petit film indiquant qu’une grande course de véhicules antigravitationnels(phrase non finies ou alors supprime le qu’). Le client et la fille tournent alors la tête vers le trou dans le mur, la fille d’où elle est placée voit X. pendu à sa lance à incendie. Il lui fait signe de détourner l’attention du client, elle comprend et lui fait un discret signe de la tête. A ce moment-là les deux gardes envoient une nouvelle rafale de balles, celle-ci traverse le mur, les impacts se rapprochent peu à peu de la tête de X. qui commence à relâcher son étreinte. Une nouvelle rafale passe à travers le mur alors que X. glisse et descend d’une trentaine de centimètres évitant par la même occasion cette même rafale, mais la lance quant à elle est entamée par une balle. La fille sort alors brusquement de sous la table et commence à se diriger vers la porte quand elle est interceptée par le client qui en profite pour tirer de nouveau quelques balles à destination des deux gardes, ceux-ci s’enfuient. X. conscient de la précarité de sa situation laisse échapper une petite plainte étouffée, mais aussi faible que soit ce son il est immédiatement identifié par le client qui se retourne vers la fenêtre en pointant son arme vers le trou dans le mur. La fille affolée regarde alors autour d’elle, le client est en train d’ajuster sa cible en se fiant aux sons émis par X.

La fille :

Attendez, je vais vous dire ou il est !

Le client se retourne intrigué.

La fille :

Mais d’abord, parlez moi de vous ! Vous êtes mignon vous venez d’où ?

Le client pousse alors un cri tonitruant en se tenant la tête, il laisse tomber son arme et commence à tituber. Il saisit alors la fille par le cou. X. regarde la fille d’un air un peu choqué.

Le client :

La...douleur...je...arrêtez !...

X.  arrive alors dans son dos et appuie sur la télécommande, l’implant est éjecté sous la chemise du client, il tombe alors à genoux et vomit avant de tomber dans les pommes. Au sol l’implant fume X. essaie de le ramasser mais le relâche aussitôt se brûlant la main. X. aide la fille à se remettre debout.

X. :

Vous l’avez bien chauffé

La fille :

Quoi !

X. :

Non, rien. Je crois qu’on s’en tire pas trop mal...(raclement de gorge) Dites, ça vous dirait...

A ce moment un des gardes se met dans l’ouverture de la porte avec un lance roquettes et tire.

Le premier garde :

Crève !

La fille se jette alors sur le côté, X. pris de court se jette du trou dans le mur et parvient miraculeusement à saisir la lance à incendie d’un bras. Avec l’élan X. se balance comme sur une liane sur la lance qui commence à se déchirer sous son poids. Le balancement le ramène à grande vitesse vers le trou dans le mur dans le quel il arrive à passer un bras et une jambe au moment où la lance rompt complètement. X. est indemne sur le sol près du trou dans le mur, il a ce qui reste de la lance dans la main. Le garde regarde X. puis regarde son lance roquettes.

Le premier garde :

Ah...euh...désolé !

X.  se rapproche de lui, le regarde prend son souffle et lui donne de grands coups de lance à incendie.

X. :

Y’a...(coup)...pas...(coup)...d’mal ! ! !...(coup)

Le premier garde :

Aïe, Aïe, c’est bon, Aaah !

Le client se relève doucement.

Le client :

Meeeerde, ma tête !

Les gardes convergent alors vers lui et le mettent en joue.

Séq19 : EXT. Nuit : Devant la boutique de Hardware fermée :

X.  est devant l’entrée avec les deux gardes, il jette un rapide coup d’œil à travers la vitrine quand retentissent les douze coups de minuit.

Le premier garde :

Merde, on va rater la course de Noël.

X. :

C’est sûr que c’est le truc le plus grave qui puisse nous arriver ce soir !

Le deuxième garde :

Bon, ça à l’air vide on est sûr que c’est là ?

Le premier garde :

C’est ce qu’il nous a dit.

X. (au deuxième garde puis au premier) :

Vous, vous faites le tour et vous regardez si il y a une porte arrière, vous, vous venez avec moi on entre par devant.

Le premier garde se tourne alors vers le deuxième et murmure.

Le premier garde :

Alors c’est lui le boss maintenant ?

Séq20 : INT. Nuit : L’intérieur de la boutique de Hardware :

Les trois hommes se rejoignent dans l’arrière boutique. Celle-ci est déserte. X. repère la boîte où étaient contenus les implants, celle-ci est vide. Il repère également la machine à implant.

X. :

C’est pas une bonne nouvelle, ça !

Le premier garde :

Il y en avait combien au juste de ces trucs.

X. :

Un quinzaine.

Les deux gardes se regardent silencieusement.

Le premier garde :

Donc potentiellement autant de fous furieux avec un penchant pour les armes.

X. :

Potentiellement, oui.

Le premier garde :

Et où ils vont être allés?

Personne ne répond, tout le monde commence à chercher un peu partout, puis X. repère une caméra de vidéo surveillance.

Séq21 : INT. Nuit : La boutique de hardware, devant un moniteur de vidéo surveillance :

Le moniteur nous montre le client venant chercher son implant.

Le premier garde :

C’est bon, ça on s’en doutait...la suite !

Le film se déroule en accéléré jusqu'à ce qu’entre un autre client. Au bout d’un moment celui-ci accompagne le gérant dans l’arrière boutique.

X :

C’est bon, on a un gagnant !

Le client sert la main du gérant d’un air très reconnaissant et lui tend une petite carte de visite.

Le premier garde :

Vas-y, fais pause !

Le film s’arrête.

Le premier garde :

O.K., maintenant tu fais un zoom sur la carte et une légère rotation.

X.  et le deuxième garde se regarde, puis le regarde lui.

X. :

On n’est pas dans Blade Runner ! Comment je suis censé faire ça ?

Le premier garde :

Oh bien, d’accord, Monsieur, on fait quoi alors ?

X.  relance le film. Le gérant lit la carte puis la jette dans une corbeille sous la banque. X. arrête le film puis regarde le premier garde.

Le premier garde :

Ouais, coup de bol.

Le deuxième garde va chercher la carte de visite dans la poubelle, puis revient dans l’arrière boutique.

Le deuxième garde :

Vous savez, je crois que finalement on ne va peut-être pas la rater cette course.

X. :

Quoi ?

Le deuxième garde tend la carte de visite à X., on peut y lire :

William VOUTE
Ecurie PHANTOM Racing

Séq22 :INT. Nuit : Hangar de l’écurie PHANTOM Racing :

Le membre de l’écurie arrive derrière le vaisseau anti-G et fais signe au pilote. Celui-ci se dirige alors vers lui.

Le pilote de Phantom:

Tu l’as ?

Le  membre de l’écurie acquiesce. Le pilote, soulagé et fou de joie, le prend alors dans ses bras.

Le membre de l’écurie :

T’es passé au contrôle ?

Le pilote de Phantom:

Ouais, ouais, pas de problème, vas-y fais le voir !

Le membre :

Tu vas même faire mieux que simplement le voir.

Il fait un signe et des hommes apportent une machine permettant de disposer les implants.

Séq23 : INT. Nuit : Retour à la boutique de Hardware :

X.  se tourne vers le deuxième garde et lui dit :

X. :

Bon, toi et moi on file au Colyséum Stadium et on prie pour arriver avant le départ.

Il commence à partir en courant.

Le premier garde :

Et moi ?

X. :

Euh, vous, continuez à regarder la vidéo et vous notez tous les clients susceptibles d’être parti avec un implant.

Les deux hommes sortent de la boutique.

Le premier garde commence à reprendre la vision de la vidéo en ronchonnant. Au bout d’un moment il assiste à l’arrivée dans la boutique d’une douzaine de membres du gang.

Le premier garde :

Meeeerde !

Sur la vidéo, tous les membres du gang pénètrent dans l’arrière boutique.

Le premier garde :

Putain de merde, je fais quoi là ?

Il sort un téléphone portable et compose un numéro. Celui-ci lui informe que son correspondant ne peut être joint. Il réfléchit puis compose un autre numéro, au bout d’un instant une opératrice lui répond.

L’opératrice :

Oui ?

Le premier garde :

Passez-moi le président, opération spéciale, code 7845 !

L’opératrice :

Patientez un instant, je vous prie.

Le président :

Oui ?

Le premier garde :

Monsieur !

Le président :

Ah bonjour, mon garçon ! Vous avez de bonnes nouvelles pour moi ?

Le premier garde :

Nous avons neutralisé un implant jusqu’ici et je crois bien que nous venons de localiser les autres.

Le président :

Eh bien c’est merveilleux ! Allez, dépêchez-vous d’aller arrêter ces malandrins.

Le premier garde :

C’est à dire, monsieur...

Le président :

Oui ?

Le premier garde :

Ils ont quitté leur repaire et je ne sais pas où ils ont pu aller.

Le président :

Comment...

Quelqu’un arrive derrière le président et lui chuchote quelque chose.

Le président :

Vous pensez vraiment qu’ils détiennent cette information ?

On lui répond.

Le président :

Euh...écoutez, mon garçon, nous allons essayer de nous occuper de ça, continuez à chercher, nous vous recontacterons.

Le premier garde :

Ah, monsieur !

Le président :

Oui ?

Le premier garde :

La personne que nous avons interceptée avait pénétré dans notre laboratoire d’armement.

Le président :

Oui, nous pensions aussi que...

Le premier garde voit quelque chose sur l’écran. Le gérant quitte la pièce avec les membres du gang. Avant de quitter la boutique il dispose un petit boîtier près de la porte et fait un signe à la caméra avant de s’en aller.

Le premier garde :

Un instant, monsieur.

Le premier garde se précipite alors dans la boutique vers le boîtier mais celui-ci explose en emportant toute la boutique avec lui.

Séq24 : INT. Nuit : Le laboratoire d’armement de Posthuman Tech :

Le visiophone sonne dans le laboratoire, la fille va répondre.

La fille :

Allô, oh c’est vous !

Le président :

Oui, mon petit, écoutez-moi bien ! Vous allez appelez du renfort, il faut me barricader ce laboratoire.

La fille :

Ce n’est plus la peine monsieur, la personne a été immobilisée, cependant je dois vous informer qu’il savait à propos de...

Le président :

Oui apparemment cette information se trouve sur la base de données des nouveaux implants, mais écoutez-moi il y’a encore un risque...Oh seigneur !

Le président a vu dans le dos de la fille que le gérant et le gang sont déjà là. La fille se retourne et s’évanouit. Un membre du gang arrive et donne un coup de poing dans le visiophone.

Séq25 : INT. Nuit : Les membres du conseil d’administration sont assis dans une sorte de pièce ronde, chacun est ceinturé à son siège :

Le président à le visiophone devant lui et ne reçoit plus que de la neige.

Le membre du conseil 3 :

On est...

Le président :

Fermez votre gueule maintenant !..Messieurs nous avons commis de graves erreurs, mais c’est dans les grandes crises qu’on reconnaît les grandes compagnies. Il est temps pour nous de reprendre les choses en main !

A ce moment-là la pièce est prise de vibration, le conseil est en fait en train de quitter la planète et cette pièce est à l’intérieur d’une navette.

Séq26 : EXT. Nuit : Devant l’entrée du Colyséum Stadium :

Les derniers retardataires entrent dans l’enceinte du gigantesque stade où la course est sur le point de débuter.

Pendant ce temps dans les bâtiments de l’écurie Phantom Racing :

Le pilote se dirige vers son véhicule, il titube. Le membre de l’écurie s’approche de lui.

Le membre de l’écurie Phantom:

Eh, petit, ça va pas ? Respire !

Le pilote de Phantom:

C’est rien, ça va passer...il faut juste que je m’habitue. (souffle)

Le membre de l’écurie Phantom:

Allez, va les bouffer !

Le pilote se retourne vers le membre de l’écurie d’un air menaçant.

Le pilote de Phantom:

C’est parti !

A cet instant le toit du bâtiment s’ouvre et le sol autour du véhicule commence à monter. Le pilote entre dans le véhicule. Au bout d’un moment tous les véhicules arrivent à la surface du sol, c’est à ce moment qu’X. et le deuxième garde arrivent en vue de la piste. Partout dans le stade des écrans indiquent les statistiques des différents pilotes, ainsi que des informations sur le circuit.

X. :

Regarde, on a peut-être encore une chance !

Le deuxième garde :

Il faut faire arrêter la course.

X. :

O.K., où on s’adresse pour ça ?

Le deuxième garde :

Je ne sais pas.

Sur les écrans, les commentateurs sont en train d’interviewer un ancien pilote récemment retraité. Il donne son avis sur la course, tandis que son impressionnant palmarès défile en bas de l’écran.

Le commentateur :

Et pensez vous que c’est aujourd’hui que l’écurie Phantom va enfin égaler votre record, les fameuses 5 Christmas Cup.

L’ancien pilote :

Ecoutez, je ne sais pas, le pilote de la Phantom a toujours eu un peu de mal à gérer la pression de ce genre d’événements, de plus Auricom dispose de deux excellents pilotes cette année.

Le commentateur :

En tous cas, vous restez avec nous, tout ça nous promet une course très spectaculaire, chers téléspectateurs vous n’allez pas regrettez d’être rester debout pour voir ce qui promet d’être un véritable choc des titans. Ah mais je vois que tous les concurrents sont en place, le départ est imminent.

Le compte à rebours se met en route

X :

Merde, c’est foutu !

Séq27 : EXT. Nuit : Le Colyséum Stadium :

Le pilote implanté fait un départ tonitruant et prend vite la tête de la course. Derrière lui se rapproche un pilote de l’écurie Auricom, il est pressant et menace de doubler à tout instant, « Phantom » le surveille sur son écran de contrôle, puis il sourit.

Phantom :

Tu ne sais pas à qui tu as affaire, petit !

La course se poursuit « Phantom » est toujours en tête mais le pilote d’Auricom, gagne toujours un peu plus de terrain. Le deuxième pilote d’Auricom lui parle via sa radio.

Auricom2 :

Vas-y, grand ! Mets-lui la pression. (rires)

Phantom arrive dans une ligne droite, il est suivi de près par le pilote d’Auricom, il sue abondamment.

Phantom :

Ca n’arrivera pas !

A cet instant il prend un peu de hauteur et se retrouve légèrement plus haut que le pilote d’Auricom qui le talonne. Le second pilote d’Auricom assiste à la scène.

Auricom2 :

Attend, y’a un problème !

Dans les tribunes le public assiste à la scène d’un air interrogateur. Les commentateurs ne comprennent pas la stratégie de l’implanté.

Un commentateur :

Ecoutez, je ne comprend pas, le pilote de Phantom est pourtant expérimenté il sait que s’il gagne trop d’altitude il va perdre en vitesse de pointe.

L’implanté dans son cockpit sourit.

Phantom :

Ca n’arrivera pas.

Le commentateur :

Non, il...

Il décélère alors brusquement et ses réacteurs viennent chauffer à blanc le cockpit du pilote d’Auricom qui prend feu.

Auricom2 :

Nooon ! ! !

 Le vaisseau vient s’écraser sur le borde de la piste. Le public reste là ahuri, certaines personnes poussent des cris affolés au loin. Les équipes de secours interviennent, un grand silence envahit le stade.

Phantom :

Wooohoooh ! ! !

X.  regarde les écrans il est abasourdi, il tient dans sa main la télécommande servant à retirer les implants, il la regarde puis regarde à nouveau l’écran.

X. :

Auricom !

Le deuxième garde :

Comment ça, Auricom ?

X. :

Je t’expliquerai en route viens !

Ils arrivent aux  bâtiments d’Auricom et commencent à expliquer la situation aux techniciens qui l’expliquent au pilote restant. Le pilote arrive près du stand il ouvre son cockpit et X. lui envoie la télécommande. Le second pilote repart aussitôt. Pendant ce temps Phantom continue à faire des tours, persuadé que la course continue.

Auricom2 :

Bon, O.K. je fais quoi avec ce truc ?

X. :

Ecoutez-moi il faut impérativement que vous approchiez à moins d’un mètre de lui, une fois que c’est fait, vous appuyez simplement sur le bouton, ça devrait marcher.

Auricom2 :

Ca pour lui coller au cul, t’inquiète pas, ce connard il va en avoir pour son fric ! Comment il va Alex ?

Un technicien :

Alex est mort, je suis désolé, on n’a rien pu faire.

Auricom2 :

Putain de merde !

Il donne un coup dans la vitre du cockpit.

Un technicien :

Oh, concentre toi sur l’autre enculé, tu me le chopes et tu me reviens en un seul morceau.

La course poursuite s’engage entre Auricom et Phantom, le vaisseau de la Phantom arrive dans le dos d’Auricom et le double. Auricom met alors la gomme et commence à rattraper Phantom, ce dernier ne l’entend pas de cette oreille et s’apprête à refaire le même coup que tout à l’heure, Auricom continue à se rapprocher, arrivé à quelques mètres de Phantom ce dernier commence à gagner de l’altitude, Auricom se concentre et à l’instant même ou Phantom décélère, il se déporte sur le côté se retrouvant pour un instant côte à côte avec son adversaire, il sort la télécommande, à la vue de celle-ci Phantom panique et quitte la piste, fonçant sur les tribunes, Auricom lui emboîte le pas, les gens s’enfuient paniqués, alors que les deux véhicules s’apprêtent à quitter l’enceinte du stade. Phantom accélère alors à fond se servant des remparts du stade comme d’un tremplin, une fois dans le vide il coupe les moteurs et se laisse planer jusqu'à une autoroute suspendue non loin de là, avant de s’écraser sur celle-ci il réactive le générateur d’anti-G la voiture sur laquelle il atterrit a le toit compressé sous l’effet de l’anti-G. Le pilote de Phantom sourit et regarde son écran de contrôle, celui-ci est vide.

Phantom :

Alors petit, on a du mal à suivre ?

A cet instant Auricom atterrit juste devant lui et pile, ils sont à nouveau côte à côte mais cette fois Auricom ne lui laisse pas le temps de faire quoi que ce soit, il tend la télécommande et presse  le bouton, l’implant est éjecté immédiatement, le véhicule poursuit sa route pendant un petit moment mais Phantom n’arrivant plus à suivre au niveau des réflexes finit par se crasher un peu plus loin. Le pilote d’Auricom a immobilisé son véhicule et a ouvert le cockpit, il observe la carcasse fumante du vaisseau de la Phantom d’un air triste. Il retourne dans son cockpit et appelle l’écurie.

Auricom2 :

Fred, tu vas dire au monsieur de Posthuman, que je vais venir le voir, et qu’il a intérêt à avoir une très bonne explication à me donner.

Séq28 : INT. Nuit : Les bâtiments de l’écurie Auricom :

Le technicien regarde X. d’un air sévère à ce moment-là son téléphone sonne.

X. :

Allô !

Le président :

Ah c’est vous mon garçon, dites-moi, voulez-vous bien m’expliquer ce que vous avez branlé ?

X. :

Je suis désolé monsieur il semblerait qu’un pilote de la Christmas Cup ait mis la main sur un implant.

Le président :

De quoi est-ce que vous me parlez ? Je vous appelle au sujet du laboratoire de recherches et de la douzaine de personnes armées qui n’ont absolument rien à y foutre...C’est quoi cette histoire de Christmas Cup ?

Il allume la télé, on voit un reportage sur l’accident, le pilote d’Auricom met en cause la responsabilité de Posthuman. Le président fait un petit bruit étranglé.

Le président :

J’aurai votre peau pour ça, espèce de petite merde ! (il s’adresse au deuxième garde.) Dessoudez moi cette lopette !

Le deuxième garde :

Vas te faire mettre, vieux singe ! X., viens on peut peut-être encore faire quelque chose.

Le président :

Oh ne vous donnez pas ce mal, j’ai déjà fait appel à des gens compétents, je serais vous je...

X.  coupe le téléphone.

X. :

O.K., on y va !

Séq29 : INT. Nuit :Dans la navette du conseil d’administration :

Le président :

Il m’a raccroché au nez le petit bâtard.

Un membre du conseil :

Monsieur...

Le président :

Je vais prendre ce fils de pute par la nuque et je vais...

Un membre du conseil :

Monsieur, l’action...elle...elle a perdu 50 points et ça continue !

Le président :

Oh ça, sûrement pas !

Séq30 : INT. Nuit : Laboratoire de recherches sur l’armement de Posthuman :

Le gérant regarde la fille évanouie sur le sol, il est accroupi à côté d’elle et écoute sa respiration lente et régulière. Il approche sa main de ses cheveux, elle se réveille. Le gérant retire sa main aussitôt et se redresse. Puis un membre du gang se met à crier.

Le membre du gang :

Monsieur...monsieur, ça y est, c’est bon on l’a !

Le membre du gang s’approche de lui et lui tend une très grosse arme.

Le gérant :

Très bien, donne le moi, désormais de grandes choses nous attendent.

Le membre du gang :

J’ai mal, monsieur !

Le gérant :

Ce n’est rien, accepte le flux d’informations ne lutte pas contre lui, laisse le te porter là ou il veut.

Le membre du gang :

Et qu’est-ce qu’on fait de la pute, monsieur ?

Le gérant le regarde alors avec insistance.

Le membre du gang :

Monsieur, non, s’il vous plaît !

Le membre du gang se tient la tête, il commence à saigner du nez. Le gérant cesse de le regarder, les cheveux derrière la tête du membre du gang fument.

Le gérant :

Mademoiselle nous accompagne, fils !

Le gérant regarde alors l’arme et la met en route et fait un petit discours pour galvaniser ses troupes, pendant ce temps un avion passe au dessus de l’immeuble.

Séq31 : INT. Nuit : Un avion de transport de marchandises affrété par Posthuman Tech :

Le pilote :

O.K., bien reçu !

Il déclenche l’Interphone.

Le pilote :

30 secondes !

A l’arrière de l’avion, deux personnes ouvrent un sas en dessous d’une vingtaine de grosses capsules, ils passent à côté de chacune des capsules et tirent une sorte de goupille sur chacune d’elles.

Le pilote :

Larguez !

Un des deux hommes appuie sur un bouton et les capsules viennent s’écraser sur l’immeuble de Posthuman.

Séq32 :INT. Nuit : Immeuble de Posthuman :

Les capsules défoncent de nombreux paliers et se retrouvent à différents étages de l’immeuble, sur chacun d’elle défile un petit compte à rebours. A l’étage du labo une capsule arrive en défonçant le toit. Le compte à rebours sur celle-ci est à une minute.

Le gérant :

On s’en va !

Ils quittent la pièce en pressant le pas. Les gangmens emmènent la fille.

Un membre du gang :

Monsieur, je n’ai pas de données sur ces choses.

Le gérant ne répond pas, il se contente de se hâter un peu plus. Tout le monde a quitté la pièce maintenant, ils essaient désormais de quitter l’immeuble. Sur les capsules le compte à rebours arrive à zéro, elles s’ouvrent alors dans un souffle. Le gang dans son ensemble arrive vers un mur défoncé devant lequel les attendent des harnais. Dans l’immeuble commencent à résonner des bruits lourds et réguliers, ces bruits se rapprochent. Chacun des membres enfile un harnais et se jette dans le vide. Les premiers, une fois à arrivée à une cinquantaine de mètres du sol tirent un grappin dans la façade de l’immeuble afin de stopper leur chute. Des bruits commencent à résonner à l’étage juste en dessous des membres n’ayant pas encore sauté (à savoir : deux membres, le gérant et la fille) les deux membres du gang restants sautent alors côte à côte mais sont interceptés à l’étage en dessous par deux énormes bras métalliques qui les broient instantanément. Pendant ce temps, un énorme robot, arrive près du gérant et de la fille et se précipite sur eux, de son bras émerge une énorme mitrailleuse. En un éclair le gérant saisit la fille et se jette dans le vide. La fille pousse un hurlement terrifié. Ils chutent dans le vide tête la première. Le gérant regarde la fille et sert un peu plus son étreinte.

Le gérant :

Faites attention !

Il déclenche alors son bouclier électromagnétique, une espèce de bulle bleue les entourent alors. Le gérant regarde alors la fille dans les yeux.

Le gérant :

Je...ne vous veux pas de mal.

Arrivé au niveau du sol, ils passent à travers une statue comme dans du beurre, celle-ci est désintégrée par le bouclier, cependant la collision les freine, le gérant désactive le bouclier juste avant qu’ils n’atteignent le sol, le choc n’est que peu important, le gérant lâche son étreinte, la fille saisit alors l’occasion pour s’enfuir. Le gérant se relève. Le robot s’immobilise devant le vide.

Le robot :

Unité 5, en ligne, attend instruction !

La voix du président :

Faîtes le ménage, unité 5

Le gérant :
(à la fille)

Attendez !

La fille s’arrête et se retourne presque en larmes.

La fille :

Mais qu’est-ce que vous me voulez enfin ?

Le gérant :

Je ne sais pas, je...je n’entend plus les voix quand vous êtes là.

La fille le regarde un peu étonnée.

X. :

Bougez pas !

Le gérant se retourne alors et pointe le fusil expérimental sur X.

Le deuxième garde :

Putain, mais qu’est-ce que tu fous t’as pas d’armes.

X. :

Effectivement, maintenant que t’en parles j’avoue que j’ai un peu grillé les étapes, là.

La fille :
(au gérant)

Non !

Elle éclate en sanglots.

La fille :

Par pitié, arrêtez, j’en ai marre de vos conneries !

Le gérant la regarde un moment oubliant X.,

La fille :

S’il vous plaît !

Le gérant la regarde longuement, il regarde X., puis de nouveau la fille, il jette son fusil et se dirige vers elle en tendant une main.

Un membre du gang :

Monsieur, qu’est-ce que vous faites ?

Il arrive devant elle quand une rafale résonne au loin, le gérant réagit vite et actionne son bouclier tout en se retournant vers l’origine des coups de feu. Il repère alors un robot dans l’immeuble, un membre du gang tire sur le robot et fait mouche, la machine est transpercée de part en part. Le gérant se tourne vers la fille et s’aperçoit qu’elle gît sur le sol une balle en plein cœur. Il tombe alors à genoux et ouvre la bouche, dans sa tête les voix reviennent et se font cris, sa douleur est telle que même ses disciples en font l’expérience. Le deuxième garde s’approche alors de X. et lui met la main sur l’épaule.

Le deuxième garde :

Cela ne nous concerne plus, viens, allons nous en.

Séq33 : EXT. Nuit : Devant l’immeuble :

Le gérant se lève alors et fond vers le fusil expérimental alors que les robots arrivent vers lui en sautant de l’immeuble. Un combat épique débute entre les robots et les membres du gang. Le gérant décime plusieurs robots avec le fusil, celui-ci crache ce qui ressemblent à des éclairs très gracieux qui font littéralement fondre ou exploser ce qu’ils touchent. De leur côtés les robots concassent les gangmens avec leurs imposants membres métalliques ou avec leurs Gatlings. Au bout d’un long carnage ne reste plus que le gérant, il est bien amoché et son bouclier ne fonctionne plus. Il boite au milieu des victimes. Une fenêtre clignote devant son champ de vision.

Nanorobots Bonjour !
Nombreuses lésions détectées : Voulez-vous entamez le processus de réparation ?
Il choisit Non.
Voulez-vous désactiver les récepteurs de douleurs ?
Il choisit Non.

Il épaule alors son fusil et le braque contre le building de Posthuman, il appuie sur la détente mais ne la relâche pas immédiatement, une jauge sur le côté de l’appareil arrive dans le rouge indiquant une surchauffe critique. Il relâche la gâchette, le fusil laisse échapper un éclair monumental qui fauche une grande partie de la base de l’immeuble, celui-ci s’affaisse alors sur lui-même, le choc provoque une panne de courant générale. Toute la ville est plongée dans l’obscurité. Le gérant lâche le fusil, celui-ci est irrémédiablement endommagé de toute façon, et regarde les corps de ses acolytes, il se dirige alors vers le corps de la fille et la soulève dans ses bras. Il fait quelques pas quand un rayon de lumière les englobe, il regarde en l’air et sourit, une voix résonne alors dans sa tête.

La voix :

Transfert des données terminé !

Le rayon de lumière devient alors rayon laser et les désintègre. Dans l’espace, le président a en effet réquisitionné un satellite militaire pour désintégrer le gérant.

Séq34 : INT. Nuit : La navette du conseil d’administration :

L’opérateur satellite militaire :

On reçoit à l’instant le compte rendu de l’impact...Cible détruite.

Le président s’affale dans son siège et ferme les yeux en soupirant.

Le président :

James ?

James :

C’est bon monsieur, on est blindés, je vous annonce que nous sommes désormais actionnaires à 51% de News Net ainsi que de la News Broadcasting International.

Le président :

Bien...bien...

Séq35 : Un Journal télévisé :

La présentatrice :

Le commando terroriste d’extrême droite a été entièrement démantelé notamment grâce à l’intervention courageuse des forces spéciales de Posthuman Technologies coordonnées par Mr X.

Un reportage nous montre une interview d’un X. vraisemblablement réalisé en image de synthèse, ou X. parle avec la voix de quelqu’un d’autre.

Le faux X. :

Je n’ai fait que mon devoir, vous savez notre entreprise a toujours été la plus grande alliée de cette ville, et nous espérons que cet incident, aussi tragique qu’il soit, nous ouvre la voie vers une collaboration encore plus serrée.

Le présentateur :

Ceci intervenant juste avant que l’on apprenne que la ville vient de passer un accord de 700 milliards de crédits avec Posthuman Technologies qui s’engage à s’occuper dorénavant elle-même de la sécurité urbaine.

La présentatrice :

Voilà qui me rassure, Ken !

Le présentateur :

Et vous avez raison de l’être, Barbara, en effet Posthuman Technologies apporte son énorme savoir faire au service de la sécurité de tous ! Voici d’ailleurs un reportage montrant la destinée glorieuse de cette magnifique corporation.

On zappe sur une autre chaîne d’information.

Le présentateur :

...On peut dire qu’on a eu chaud ! Tout de suite passons au sports avec John.

John :

Plus de peur que de mal hier au Colyséum Stadium...(y a quand même eut un mort je suis pas sûre qu’un journaliste dirait ça !)
La télé s’arrête. X. jette sa télécommande sur l’écran. Il travaille désormais dans un grand bureau il n’a pas fini de s’installer, des cartons traînent de partout, avec une fenêtre dans de nouveaux bâtiments. Il regarde par la fenêtre, dehors des robots maintiennent l’ordre d’une manière particulière, un automobiliste qui grille un feu se fait tirer dessus sans modération. Il se détourne de la fenêtre et regarde l’écran, celui-ci diffuse de la neige, tout d’un coup une image indistincte apparaît très brièvement (il s’agit de la tête du gérant). X. regarde l’écran d’un air interrogateur puis sourit.

Epilogue : INT. Nuit : Dans la navette du conseil d’administration :

Les membres et le président rient et boivent du champagne. Sur un écran de contrôle commence à clignoter le mot « Alarme ». Le président regarde son écran vidéo, il appelle le pilote.

Le président :

Nous avons un problème ici, vous pouvez nous dire ce qui se passe ?

Le pilote :

Sûrement rien de grave, Monsieur ! On a quelques petits bugs depuis que l’ordinateur de bord a été relié au réseau centrale de la Compagnie.

La tête du gérant apparaît brièvement sur l’écran. Le président l’a vu.

Le président :

Seigneur !

Une voix d’alarme :

Ouverture des sas pressurisés dans 5 secondes

Les membres commencent à paniquer et essaient de retenir les portes.

Une voie d’alarme :

4,3,2,1,0, Merci !

FIN !